

En novembre, le maire de Montpellier a lancé un appel en faveur de l’union des homosexuels. Hélène Mandroux n’en démord pas. Deux mois après avoir lancé l’appel de Montpellier en faveur du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels, le maire de Montpellier vient d’écrire une longue lettre à Nicolas Sarkozy. Une missive que s’est procurée Midi Libre et dans laquelle Mme Mandroux rappelle l’initiative montpelliéraine prise à l’occasion du dixième anniversaire du pacte de solidarité, ainsi que le nom des nombreux élus et personnalités politiques (Delanoë, Cohen, Aubry, Mamère, Buffet, Duflot, etc.) qui soutiennent cet appel.
Mieux : on apprend dans cette lettre adressée au président de la République que plus de 7 200 signatures de soutien émanant de particuliers ont été déposées sur le site internet de la Ville.
Dans ce courrier « plein d’espoir » et rédigé « au nom de l’égalité des droits », Hélène Mandroux cite François Mitterrand qui, en 1982, défendait la loi sur la dépénalisation de l’homosexualité en France : « Aucune discrimination ne doit être faite en raison de la nature des mœurs », estimait alors le président socialiste.
Vingt-huit ans plus tard, et alors que le parlement portugais vient d’autoriser le mariage homosexuel, Mme Mandroux poursuit cette quête. En rappelant, au passage, que les électeurs de Houston, aux Etats-Unis, viennent d’élire un maire homosexuel, Mme Annise Parker, tandis que Gareth Thomas, l’un des plus grands joueurs de rugby du Pays- de-Galles et ancien titulaire du Stade Toulousain a récemment révélé son homosexualité. « L’Appel de Montpellier ne remet nullement en cause les valeurs de la famille. Au contraire, il élargit son socle et l’applique à la réalité plurielle de la famille dans la société d’aujourd’hui », écrit le maire de Montpellier.
Si une proposition de loi pour le mariage homosexuel a été déposée en janvier 2008 par le député Patrick Bloche, « celle-ci n’a jamais été inscrite à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale. J’espère que les parlementaires ne tarderont pas à s'en saisir. En parallèle, je nourris l’espoir que l’actuel gouvernement sorte des schémas de pensée trop archaïques et fasse preuve de courage politique », poursuit le premier magistrat de Montpellier. Avant de réclamer une loi au locataire de l’Elysée : « Je vous demande tout simplement, au-delà des clivages politiques, de prendre les dispositions qui s’imposent afin que nous puissions donner une suite inscrite dans la loi à l’Appel de Montpellier. » Un appel forcément entendu jusqu’au perron de l’Elysée mais qui, pour l’heure, fait toujours la sourde oreille.
Philippe PALAT- Midi-Libre
.jpg)

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire